vendredi 9 décembre 2011

I declare war to Tofu

Cette oeuvre est constituée d'un morceau de lait caillé de soja ayant subi les altérations d'une exposition volontaire aux intempéries durant un mois dans une bouteille en plastique ("Flasche aus Plastik").
Ce travail est né d'une inspiration sur le food art de Grant Maplethorn venu à mon studio le mois dernier. Alors que celui-ci dégustait un Döner Kebab tout en discutant avec moi des bienfaits de la crise sur le marché de l'art; un morceau de viande, des frites et certains légumes (les célèbres "salades tomates oignons?") sont venus à tomber sur mon parquet indonésien à 1500€ le mètre carré. Je n'ai, encore aujourd'hui, rien vu d'aussi beau que cet amoncellement disparate né de l'incident et j'ai pleuré comme devant la Pietà de Michel-Ange.
Il m'a fallu 5 semaines intensives de réflexions (dont deux aux Bahamas) pour mûrir un projet personnel. Transgression, exposition aux éléments, érosion naturelle. Le Travail de l'artiste (moi) n'a consisté qu'à mettre en valeur du mieux possible l'oeuvre naturelle (in situ) du lait de soja de sa forme liquide à l'état solide. Le caillage n'a été en rien retouché. La mise en scène est une dénonciation des horreurs de la guerre dans sa forme la plus simple, le jeune homme armé prêt à en découdre face à l'ennemi qu'on peut transposer à toute époque (du hoplite jusqu'au Marines) et en tous lieux. Mais aussi dans sa beauté avant la destruction et le carnage parce que la guerre ce n'est pas beau.





                                                               if duet water to colar 

vendredi 21 octobre 2011

Valt de Veld en surbrillance

Cette oeuvre de dimensions inhabituelles (5cm x8cm) a été réalisé par une équipe de 4 personnes dans nos ateliers sur une période de 21 jours : Paterson/Moon Shi/ De Veltfonghen et votre serviteur et ce, étonnamment, sans aucun travaux préparatoires. 
Nervosité du trait, ici les taches sont organisées, structurées et connaissent des développements infinis. 

Couleurs profondes, appels sonores et bruits des voix pour parfaire l'égotisme de l'auteur. 


dimanche 16 octobre 2011

"Dans l'enfer des villes / A mon regard tu te dérobes"

Les structures comprennent la réalité dans une fraction de temps : le sens est systémique, chacun y trouve ce qu'il y voit. L'image de tous les jours se doit d'interroger et d'irriter par la même.
Cette mise en image du pigeon est un trope pour que le spectateur voit le mur.
Tout simplement. Le mur. Le spectateur voit le mur. Simplement, le mur, le spectateur, le trope, le pigeon, perversion bipolaire, le mur....

samedi 5 février 2011

Deutschland durch meine Füße

Ici je ne vais faire de long discours pour expliquer mon travail.
Je me permets de citer la grande photographe américaine Berenice Abbott :  


"Le rythme de la ville n'est ni celui de l'éternité ni celui du temps qui passe mais de l'instant qui disparaît. C'est ce qui confère à son enregistrement une valeur documentaire autant que artistique."


Düsseldorf

Dortmund

Frankfurt

Leipzig

Köln

samedi 15 janvier 2011

Canis lupus familiaris Hip Hop

Composition établie à partir d’un plan sagittal cette photographie
est le fruit d’une envie.
La saturation des couleurs crée la pureté du représenté dans son
environnement urbain.
Street Art par excellence et par instinct.






Dans quelle mesure la violence dans l’art sur les animaux peut-elle être légitime ?

Hommage au Lapin

Je souhaite vous présenter aujourd’hui le fruit d’une session de travail en extérieur.
Voici un travail en “négatif” à même la matière. La création d’un tout artistique à partir de
particules éparses de roches diverses fruit de la désagrégation millénaire est une gageure
pour le créateur redevenu simple artisan face à la nature.
Brièveté et nervosité du geste pour produire une oeuvre non pérenne et revenir
à mes racines d’homme premier.






Ici pas de happening, le message à caractère politique de mon oeuvre ne doit pas
être altéré par une pose artistique.

Mommy water came to us !

Cette oeuvre par sa radicalité provocante et choquante cherche à provoquer la subjectivité.
Le représenté et le message n'ont pour but que de figer le quotidien et la couleur de créer le décalage du spectateur.
J'ai voulu rendre un hommage à l'arte nucleare et à l'écriture artistique non préconçue.





Autoportrait à l’eau de javel

Pour citer le plasticien américain Carl André “l’art exclut le superflu”.
A travers cette oeuvre j’ai voulu interdire le ressenti au spectateur et faire appel
de manière agressive à l’odorat.
Le choix d’un champ pictural chromatique unique permet de créer le rythme et l’harmonie.
Le médium chimique de l’Hypochlorite de sodium est là pour évoquer les propriétés rémanentes désinfectantes et décolorantes.
A partir de cette hypothèse l’illusion de l’ego de l’artiste disparaît grâce aux valeurs intrinsèques chimiques évoquées.   







Le “je” de l’artiste n’est plus. L’utilisation de l’espace rend caduque l’idée de forme et mène au tragique.

Les Mecapadocs

Voici une première série. Un travail sur la couleur.
La confrontation a priori chaotique d’éléments disparates.
l’abstraction géométrique favorisant l’indiscipline.